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Tchad : Bavures policières sur les élèves de l'école Belle Vue à N'Djamena, un collectif des avocats exigent l'arrestation des auteurs Cultures Sociétés Politique

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Un collectif des avocats (Maîtres Clarisse NOMAYE, NANADINGUE Frédéric et DAINONE Frédéric), tous avocats aux barrots du Tchad, a fait une communication ce vendredi 16 Avril 2021, suite aux bavures policières commises par la GMIP sur des élèves de l'école Belle Vue à N'Djamena en date du 14 AVRIL 2021. 
Selon Me DAINONE Frédéric, les auteurs de ces actes doivent être interpellés, traduit devant la justice pour répondre de leurs actes qui qu'ils soient. 
Me FREDERIC NANADINGUE, explique: "l'école Belle Vie est un etablissement scolaire public, renfermant une école primaire et un collège, situé à Moursal dans le  sixième arrondissement municipal de la ville de Ndjamena.  Ce jour 14 avvil 2021, alors que certains élèves étaient en salle et d'autres au terrain de sport, les éléments du Groupement Mobile d'Intervention de la Police (GMIP), ont fait irruption dans l'enceinte de l'établissement.  Contre toute attente, ils se sont mis à tirer des gaz lacrymogénes en direction des enfants sans défense et ahuris, tant la meprise était à son comble.  Comme si cela ne suffisait pas, un autre groupe reparti dans trois véhicules est revenu à la charge, plus déterminé que jamais, groupe s'est mis à tirer de nouveau dans l'enceinte de l'établissement, ainsi que sur la voie publique". 
Et d'ajouter que "Ce plus d'une dizaine d'enfants a été admise dans les locaux des centres hospitaliers à savoir l'Hôpital des Soeurs de notre Dame, l'Hôpital de l'Union et le pavillon des urgences de l'Hôpital général de référence nationale.  Une élève a reçu de la part d'un policier, des coups de bâton au niveau de la tête qui adhère au sang par les oreilles, son cas semble grave.  Un passant a perdu un oeil, admis à l'hôpital central.  La plupart est traumatisée à vie, en sus des pertes des biens comme leurs effets personnels.  Le comble, aucune communication de la part du procureur de la République, moins encore de la part du porte-parole de la police.  Ou, nous savons tous que la Constitution tchadienne oblige l'Etat à assurer la sécurité des citoyens, ainsi que celle de leurs biens, qui plus est des enfants qui sont par essence une couche vulnérable.  On ne peut mieux dire que l'article que l'article 113 de la loi N ° 16 du 13 mars 2006 portant orientation du système éducatif tchadien: «le droit à l'intégrité physique et moral des élèves et étudiants est garanti.  A ce titre, sont proscrits: les sévices corporels ou toute autre forme de violence ou d'humiliation.  ».  
C'est également le lieu de rappeler les engagements pris par l'Etat tchadien, à travers la ratification ce jour 28 juillet 1990, de la Convention Internationale relative aux Droits de l'Enfant.
C'est pourquoi, nous tenons à informer l'opinion nationale et internationale de cette bavure policière intolérable. Nous exigeons par l'arrestation des auteurs en vu de répondre de leurs actes devant la justice.  A l'endrot de l'Etat, on lui rappelle sa responsabilité qui découle de plusieurs textes de loi, mais notamment l'article 02 de la loi N "16 du 13 mars 2006 portant orientatiorn du systéme éducatif tchadien: le système éducatif reléve de la souveraineté nationale  et de la responsabilité de l'Etat qui définit le cadre a, ce cadre ne doit aucunement étre le terreau de la terreur pour les enfants".

Par la Rédaction Charilogone Tchad